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Brrrrr… Cette image, ci-dessus, d’une Durga/Kali droite et sombre, qui ne rigole pas… Elles font trembler, non? Quelle puissance émane de ce dessin!

Dans l’article précédent, j’évoquais Durga et Kali, avec l’image (ci-dessous) choisie pour illustrer mon propos.

Dans cet article-ci, je vais te raconter ce qu’elles ont à voir, plus précisément, avec le thème évoqué.

L’article précédent parlait de reprendre son pouvoir et de savoir dire NON.

Savoir dire “NON!”, savoir se positionner, savoir être ferme et faire cesser le mal…

Et se réaligner avec notre pouvoir intérieur de femme.

Ces deux déesses, qui sont Une, ont beaucoup de choses à raconter et peuvent être des guides sur cette voie.

Leur message est bien plus subtile qu’on pourrait l’imaginer!

Attends, je te raconte un bout de leur histoire.

Un peu à ma sauce, inspirée d’un atelier donné par Anne-Chantal Misson, ainsi que de lectures personnelles et de mes propres expériences.

Durga

 


Durga apparait comme l’émanation du principe Divin Féminin Suprême, Maha Devi, à un moment où les dieux masculins sont devenus impuissants.

Ils appellent Maha Devi à l’aide pour les sauver face à des démons, les asuras, qui menacent de les détruire et qui sèment le chaos.

Ils ne parviennent pas à maitriser ces démons et ceux-ci ont pris le dessus!

Alors, Maha Devi va prendre forme pour la première fois, à travers Durga, rayonnante comme mille soleils et toute puissante!

Elle qui, avec ses multiples bras, va recevoir des dieux mâles les armes qu’ils ne peuvent plus utiliser.

Elle se retrouve alors avec tous les attributs des autres dieux, qu’elle va combiner avec son énergie à elle, sa fluidité, sa détermination et son Amour.

Durga est la déesse qui sait ce qu’elle a à faire!

Elle sait où elle va et elle est totalement alignée avec son intention de rétablir l’ordre.

Cet alignement va de pair avec  l’Amour.

Mais pas un Amour mièvre, qui laisse faire.

Un Amour qui, avec douceur, rétablit ce qui est juste et bon.

Son Amour est Tout puissant, il vise juste.

C’est son arme absolue contre les asuras, démons égotiques qui cherchent par dessus tout à dominer et à obtenir le pouvoir!

Il sont à l’opposé de l’Amour.

Et seule la puissance de l’Amour peut vaincre.

C’est l’énergie suprême, qui sait comment utiliser de manière optimale les armes et attributs des autres dieux, quand ceux-ci ne savaient plus comment les utiliser correctement…

Mieux armée que n’importe quel autre dieu, elle se jette dans la grande guerre contre ces démons et leur général.

Il a beau faire, il a beau prendre diverses formes pour tromper et tenter de soumettre Durga, il ne peut prendre le dessus.

Et Durga, dans un mélange de détermination et de relâchement, chevauchant son tigre (ou son lion, c’est selon) défait les démons sans ciller.



Une autre fois, les asuras menaçaient à nouveau les dieux et ils avaient alors à nouveau prié la déesse, pour qu’elle leur vienne en aide.

Elle ne s’incarne pas tout de suite en Durga, mais en Parvati… Puis sous les traits de Kâlikâ, va s’asseoir tranquillement sur le mont Himalaya.

Ok, c’est un peu compliqué, mais c’est pas ça qui compte!

Garde en tête que peu importe la forme, en fait il s’agit toujours de la Déesse Une, qui prend juste divers attributs…

En tout cas, des démons qui l’ont vue, ont rapporté à leur maitre qu’une femme d’une grande beauté irradie l’Himalaya.

Elle serait comme un splendide bijou, un trésor incommensurable…

Du coup, il la veut pour lui.

Il envoie d’abord ses serviteurs tenter de l’appâter avec les belles paroles, il tente la flatterie, il tente de l’impressionner, mais elle se joue de lui, tout en douceur.

 

 

Il tente alors de la convaincre ensuite par la menace, “qu’on lui ramène cette mégère trop fière par les cheveux” et envoie un dignitaire et son armée.

Et avec un sourire, elle émet un son Om et le réduit en cendre, pendant que son tigre met en pièce toute l’armée de démons!

 

 

Mais il continue à la harceler, envoyant ses serviteurs pour tenter de se saisir d’elle, alors qu’elle chevauchait paisiblement son tigre, dans la montagne, souriant toujours tranquillement.

… Sauf que là, ça commence à bien faire!

Son sourire paisible se transforme, sa colère monte…

Elle monte tellement, que son teint lumineux s’assombrit et prend la couleur noire de l’ébène!

C’est Kali qui apparait!

En fait, Kali sort la première fois du front de Durga.

Et une bataille encore plus féroce que la précédente va faire rage, entre les asuras d’un coté et Durga et son armée de femme divines (dont Kali), qui sont ses projections, de l’autre.

 

Je vous passe les détails, sinon on en finira pas dans cet article…

Mais à la fin, Durga a rappelé toutes ses projections en elle et se bat, seule, contre le démon suprême à l’origine du conflit.

Et elle en vient à bout!

 

 

 

Elle rétablit la paix et l’harmonie, la mélodie de la Vie est restaurée, plutôt que la cacophonie et le désordre ambiant, du temps où les démons régnaient.

Les dieux lui chantent ses louanges et elle leur offre l’assurance que si on l’appelle, elle viendra délivrer de leurs ennemis, sous sa forme terrifiante.

 

Puis elle disparait!

Comme ça. Librement.

“Sa puissance divine ne dépend pas de sa relation à un dieu-époux et par conséquent ses actes ne sont pas dictés par la nécessité de se réconcilier ou d’être d’accord avec les qualités et attitudes de celui-ci. Elle est totalement maitresse de son identité” (selon les mots d’Esther Harding, citée dans ” Kali – la force au féminin).

 

Kali

 

Il y a tant à dire sur Kali.

Mais je n’évoquerai que brièvement l’histoire ci-dessus, pour en souligner quelques traits importants.

Lorsque l’armée des asuras devint trop forte pour Durga, que son Amour et sa douce détermination seules ne furent plus suffisants pour contrecarrer le niveau de disharmonie atteint, c’est alors Kali la Noire qui apparait.

Il y a énormément d’analyses savantes qui ont été faites sur Kali, mais mon but n’est pas d’être une experte mythologue.

Ce qui m’intéresse, c’est de souligner quelques  attributs de cette avatar du Principe Divin, qui peuvent être une source de guidance pour nous…

Kali la furieuse, les yeux rouges, l’assoiffée de sang.

Elle est nue, les cheveux hirsutes, elle est libre de toute convention, n’a plus aucune limite, plus aucune barrière.

Rien ne résiste à Kali, elle est terriblement rapide et efficace.

Effrayante, impitoyable, elle surgit pour détruire les forces égotiques du mal, ces énergies qui tentent de soumettre ou de bloquer la vie!

Elle emplit les cieux d’un rugissement terrible, elle dévore les démons dans un rire affreux.

Elle éclate d’un rire encore plus terrifiant, plein de rage quand les armées tentent de l’abattre d’une nuée de flèches, qu’elle engloutit dans sa bouche…

 

 

Bref, tu peux pas test Kali!

Elle tue et tue, dévore et ne laisse pas une goutte du sang des démons toucher le sol.

Surtout le sang du plus balaise des démons, qui s’est transformé en buffle et dont chaque goutte de sang fait naitre un démon supplémentaire.

Alors Kali s’abreuve, elle blesse le buffle dans sa chair et boit tout son sang!

 

Quand elle finit, elle est en transe et ne peut pas à s’arrêter.

Elle fait trembler le monde et tous les dieux, parmi lesquels Shiva, son conjoint, vient tenter de la calme.

Il danse pour elle, tente de la cajoler, mais rien n’y fait!

 

 

Il se couche alors à ses pieds, complètement vulnérable et dans sa furie, elle le piétine et se prépare à le trancher de son trident!

Mais elle réalise ce qu’elle a fait, reprend ses esprits et sa colère furieuse finit par s’apaiser…

 

Comment ces histoires peuvent-elles nous aider, dans nos vies?

 

Lors d’un week-end entre femmes, organisé par Anne-Chantal Misson, j’ai pu ancrer certaines leçons que nous offrent Durga et Kali.

Par une partie de ce récit, ainsi que des exercices.

Voici une façon de tirer des enseignements de ce récit qui m’a nourrie et que j’aimerais te transmettre ici.

 

 

 

Durga et la force tranquille de l’Amour que JE SUIS

 

Dans une époque où les valeurs dominantes ne protègent plus la vie et l’harmonie, où ce qui compte est de dominer, de prendre le pouvoir, d’être en position de force vis-à-vis des autres, de s’accaparer de richesses, etc.

Durga vient nous montrer que la véritable puissance se trouve dans une valeur oubliée: l’alignement à l’Amour.

 

L’Amour sait ce qui est bon et juste.
L’Amour n’a pas besoin de prendre le pouvoir, il EST à sa juste place et il rayonne.

 

Durga ne fait pas de compromis, elle agit avec clarté et détermination.

Elle élimine les démons sans grands efforts, elle est juste dans son alignement, elle chevauche le tigre, animal qui peut rester calme et silencieux pendant des heures, mais qui bondit dès que le moment juste se présente!

Elle montre comment revenir en son centre, dans sa vérité, revenir à qui nous sommes réellement, à ce qui est juste et vrai pour soi.

Et à agir pour se repositionner, avec clarté et sans compromission, mais sans être dans un lutte harassante, sans se sentir épuisée par des combats inutiles.

Elle montre un certain détachement, qui n’a rien à voir avec du “je m’enfoutisme”, ni du “laisser faire”.

Elle pose plutôt la question “comment puis-je être active dans le monde et prendre ma place, en étant dans l’Amour”.

Être dans l’Amour, c’est être dans notre puissance.

C’est savoir ce qui nous convient ou non.

Ce qui est une limite qui ne peut pas être franchie, au delà de laquelle nous nous manquons de respect.

Si nous taisons notre vérité, si nous laissons outrepasser nos limites, nous laissons un déséquilibre se créer dans notre vie intime, mais également dans le monde!

Car notre vie intime n’est pas séparée de la vie collective!

 

Nous ne pouvons pas laisser faire l’abominable.

Ni pour nous, ni pour le monde.

 

Nous n’avons pas à embarquer dans la folie du monde.

Si le monde est malade, nous n’avons pas à nous laisser contaminer.

Nous n’avons pas à laisser faire.

A nous laisser faire.

Mais nous pouvons le faire sans rancune, juste en étant alignées, claires dans notre décision et dans nos valeurs.

Il s’agit de prendre un engagement envers nous-même.

De choisir de ne pas briser cet engagement.

Cet engagement à se souvenir “QUI JE SUIS”.

 

J’incarne la beauté, sans être au dessus de tout.
Je sais que j’ai des failles, sans être minable et en dessous de tout.

 

JE SUIS et je sais faire entendre ma vérité, en alignement avec QUI JE SUIS.

En écho avec le fait qu’il en est de même pour tout le vivant.

 

Kali, celle qui restaure la vie en “buvant le sang jusqu’à la dernière goutte”

 

Mais voilà, vient certains moments où l’alignement et la compassion de Durga ne sont plus suffisants.

Où les limites ont été outrepassées, où le mensonge et les agissements corrompus ont pris le dessus.

Où les peurs, les auto-limitations, les énergies intérieures et/ou extérieures qui tentent de nous diminuer, menacent de nous submerger et de prendre le contrôle.

C’est alors le moment de relâcher Kali!

Archétype de la vérité tranchante, elle détruit le faux, elle force à retourner à l’authentique.

Elle a une énergie qui m’est chère, celle de la Vie/Mort/Vie dont parle Clarissa Pinko Estes, dans son “Femmes qui danse avec les loups”.

C’est celle qui doit détruire, pour permettre à autre chose de renaitre.

 

Sans elle, il y a stagnation dans des eaux croupies.

Sans elle, on ne sait plus où on va.

On vit dans des cadres illusoires maintenus, qui n’ont plus rien de vivants, qui ne sont plus qu’emprise.

 

Qu’il s’agisse de l’emprise de quelqu’un d’autre, d’extérieur à nous, ou qu’il s’agisse de nos propres constructions mentales.

Kali représente le nettoyage nécessaire, mais brutale, quand le nettoyage en douceur n’a pas pu fonctionner.

C’est le “non merci” qui se mue en un “NON!!!” rugit du fond des tripes!

Les femmes qui l’ont laissée sortir ce sont souvent vues traitées d’hystériques…

Et plutôt que d’accueillir Kali et de la laisser faire son travail en entier, on a cherché à la museler, à la brider, à l’empêcher de sortir…

Alors, elle a continué son travail de destruction, mais à l’intérieur.

Auto-mutilation.

Implosion.

Désespoir de ne pas être comprise.

Quand qu’elle devrait permettre d’indiquer ce qui doit mourir en nous, ce qui ne doit plus être toléré

 

Quel espace doit être libéré?

Quel comportement nous tue de l’intérieur?

Quel interaction avec l’extérieur devient destructrice et chaotique?

Qu’est-ce qui nous tue à petit feu?

 

Kali nous montre que nous pouvons nous en libérer, pour nous amener vers une nouvelle autonomie, où on pourra être vraiment vivante!

 

Kali boit le sang des démons, jusqu’à la dernière goutte.

Elle ne laisse aucune goutte toucher le sol, pour ne pas qu’un nouveau démon n’apparaisse…

 

Les démons représentent tout ce qui “tue la vie en moi”, tout ce qui me met des limites, tente de me contrôler, de me dire que “je ne suis pas assez”, qui m’empêche d’oser vivre vraiment.

Ces démons sont des failles, des blessures de mon ego et je n’ai pas à avoir peur qu’elles soient vues.

Si je nie ces failles et ces blessures, si je nie les émotions qu’elles font naitre en moi, de nouveaux “démons” apparaissent

 

C’est à moi de les voir, de vivre entièrement ce qu’elles me font ressentir, de me laisser expérimenter le chaos et le désespoir, la colère et la honte, la culpabilité et toutes les émotions terribles qu’elles font surgir en moi.

 

Ces failles et ces blessures font partie de moi et les rejeter serait un mensonge.

 

Mais une fois que je les vois, que les émotions qu’elles évoquent en moi sont vécues jusqu’au bout, jusqu’à la dernière goutte, alors je peux passer à une nouvelle étape.

 

Par exemple, j’ai eu l’occasion de rencontrer Kali dans des situations que ma vie de couple éveillait.

Parce que l’autre est toujours un super miroir grossissant pour venir révéler des dysfonctions!

Pour aller bien loin dans les inconforts. Pour tester nos limites.

Pour explorer ce qu’on est prêtes à sacrifier, ce qu’on accepte comme compromis et ce qui n’est soudain plus acceptable.

Pour moi, c’est la blessure d’injustice qui est très forte!

Et il m’a fallu apprendre les limites de ce que je peut supporter, de ce que mon corps peut accepter et de ce que je n’ai pas à laisser faire.

Je me suis retrouvée plus d’une fois avec une blessure d’injustice ouverte, mais une femme qui sent la colère monter, c’est une hystérique, dans nos sociétés!

Alors, je me suis sentie prise en faute, je n’écoutais pas ma vérité et j’ai souvent dû taire ce sentiment…

Par peur de perdre ce qui existait, même si c’était devenu du poison!

Mais taire ce sentiment, c’est risquer d’exploser sur l’autre à un moment où à un autre et de devenir soi-même poison et vengeance!

Il a fallu que j’accepte de dire ma vérité, même si ça venait avec la colère et la rage, même si ça venait avec le jugement de passer pour une furie!

Et d’être capable de s’exposer à la mort d’un ordre établi, dans notre couple, risquer le tout pour le tout en se montrant vraie, complètement à nue, c’est permettre à autre chose de renaitre, à quelque chose de plus sain et de plus harmonieux.

Avec ou sans l’autre.

Mais avec un Soi Authentique!

 

Il peut ne pas être question de couple.

Il peut être question de dysfonctions que nous vivons simplement avec nous-mêmes.

Des attitudes qui nous font souffrir, des limites, des peurs qui nous empêchent d’être Telles que Nous Sommes.

Le même mouvement inconfortable pour faire face à ces “démons intérieurs” doit pouvoir être accueilli.

Laisser mourir un état intérieur malsain et dysharmonieux, quitte à devoir se plonger dans une guerre intérieure, dans des émotions toutes chamboulées et chaotiques!

 

Par contre, à un moment donné, il faut pouvoir sortir de cette énergie noire, cette colère furieuse qui veut tout détruire et qui ressasse tout ce qui ne va pas!

 

C’est alors que l’énergie de Shiva entre en jeu.

J’ai trouvé cet élément si joli: Shiva accueille la furie de Kali, il lui dit qu’il la comprend, qu’elle est légitime et qu’il l’aime avec cette colère.

Il lui dit qu’il reconnait qu’elle était utile, que le monde avait besoin d’elle.

Il la laisse le piétiner et n’essaye pas de se venger, n’entre pas lui-même en colère pour répondre, ne l’humilie pas, ne la traite pas d’hystérique folle dangereuse.

Tu sais, cette colère terrible dans laquelle tu entres quand on te dit de te calmer, alors que quelque chose t’irrite, te blesse ou te rend dingue (selon le level du moment).

Eh bien lui, il ne lui dit pas ça.

 

Il lui dit :”Vas-y, lâche toi, je t’entends, défoule-toi, il faut que ça sorte”.

 

Alors, sur le point de l’attaquer, elle peut se calmer, entendue et accueillie… C’est hyper beau!

 

Shiva va représenter cet aspect qui reste éveillé, patient et à l’écoute, pendant qu’on travaille dans notre noirceur.

Et ce rôle-là peut être tenu par une personne extérieure, comme un professionnel, un amoureux bienveillant avec qui un dialogue profond est possible ou un groupe comme les cercles de femmes, par exemple.

C’est également une partie intérieure de nous, qui observe de loin et attends de pouvoir revenir, une fois la tempête passée.

 

Cette part de nous qui ose ne pas nous brider, ne pas chercher à contenir, à cacher, à faire semblant.

Cette part de nous qui nous aime et est bienveillante même quand on ne contrôle plus rien!

Parce qu’elle sait qu’il s’agit d’une étape primordiale pour pouvoir remettre de l’ordre, pour trier radicalement.

 

On a besoin de ne pas perdre pied complètement dans ces énergies destructrices, en nous connectant à cette énergie éveillée, en nous ou au travers de quelqu’un d’autre, pendant qu’on “boit le sang jusqu’à la dernière goutte”.

 

Quelques mots  en conclusion

 

Reprendre son pouvoir, c’est recommencer à écouter la Vie qui palpite en toi.

C’est lui redonner toute sa valeur, sa juste place.

 

Notre société est loin d’enseigner la sagesse ou l’art de vivre.

On n’enseigne pas à se connecter à nos émotions et alimenter la vie en nous et avec les autres de façon très saine.

Nous sommes nés dans un monde dans lequel on use et abuse des valeurs de domination, de prise de pouvoir, de compétition et de démonstrations de force mais où les valeurs de l’Amour et de la protection de la Vie, de la fluidité et de l’harmonie ne sont pas vraiment au gout du jour.

Pas encore. Mais ça viendra! (Eh oui, je suis une grande optimiste!)

L’expression de soi, tel que nous sommes, au delà de nos blessures et en toute honnêteté avec nous-même et autrui, dans ce contexte, est un trésor qui mérite de faire preuve de détermination, de clarté et d’alignement!

Qui sommes-nous vraiment? Que voulons-nous profondément?

Le mensonge – les démons- c’est de croire que nous sommes “moins que” ou “plus que”.

Les femmes possèdent des clefs en elles, pour réinventer de nouvelles règles du jeu.

Une connaissance qui vit en elles, dans leurs entrailles, qui a besoin d’être nourrie et rappelée à elles!

Pour pouvoir reprendre leur place, sans entrer dans les jeux de pouvoir.

Simplement une place juste.

C’est ce que nous enseignent les archétypes du Féminin Sacré, comme Durga et Kali.

Une vague de femmes (et d’hommes) qui redécouvrent leur vraie nature, entière, prend de plus en plus d’ampleur.

Mais ça, j’en reparlerai une autre fois…

Quoi qu’il en soit, Durga et Kali nous montrent que nous pouvons choisir ce qui est juste et ce qui est harmonieux, et que nous avons le pouvoir de faire cesser ce qui est disharmonieux dans nos vies!

 

 

Exercice: mets du mouvement dans ta vie

 

Pour terminer cet article, je te propose un petit exercice, simple, mais qui peut s’avérer très profond, si tu le fais avec un belle présence à toi-même et à tes ressentis.

Tu peux écrire sur une petite carte, que tu poseras sur un autel ou sur un endroit que tu peux voir chaque jour, jusqu’à ce que le travail intérieur soit accompli.

Jusqu’à ce que tu aies “bu la dernière goutte de sang”:

 

Écris au moins 3 “Je suis prête à laisser partir…”

et au moins 3 “Je suis prête à épouser/m’engager à”…

 

 

 

 

 

Quelques ressources, pour aller plus loin

Pour approfondir, il y a les stages d’Anne Chantal Misson, si tu es en Belgique.

Sinon, je t’encourage à lire “Femmes qui courent avec les loups”, de Clarissa Pinko Estes, spécifiquement ce chapitre qui parle de Vie/Mort/Vie, avec le conte de la Femme Squelette.

 

 

 

 

 

 

Et sinon, j’ai aussi utilisé le livre “Kali – la force au féminin”, d’Ajit Mookerjee.

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