Une expérience de retour à Soi

 

L’enfant qui cherche à comprendre le monde

J’ai toujours été fascinée par la question de savoir ce qu’on fait sur cette planète.

Depuis toute petite.

Hypersensible, je vivais avec une grande souffrance les horreurs infligées à la planète, aux animaux, aux humains de partout…

Ainsi que la froideur et l’isolation, dans la ville.

Je me sentais terriblement seule et je rêvais d’aller vivre quelque part où les liens aux autres et à la nature nous font sentir vivants!

Enfant, j’aimais prier Marie.

Mon premier lien à la Mère Divine.

Un jour, alors que je sautais sur le fauteuil en regardant la télé, pendant que ma maman dessinait,

je me suis écriée: “Mais maman, en fait, Dieu il est en nous!”

En grandissant, voyant les atrocités commises au nom de Dieu et avec l’appui de ma mère qui trouvait tout ce qui touche la religion complètement stupide, j’ai commencé à rejeter la spiritualité.

L’Église avait brulé les sorcières et évangélisé avec violence les populations du monde!

J’allais alors tout jeter à la poubelle: l’Église catholique, mais aussi la notion de Dieu et de ses saints…

 

De violents patriarches qui veulent dominer et contrôler les esprits et les corps!

Pas de ça pour moi, merci.

 

Aussi, entrant dans l’adolescence, je ne voulais plus être une fille!

Ça me foutait les boules d’en être une!

J’avais peu de copines, je me sentais rarement à l’aise dans les groupes de filles.

Je me sentais en décalage, une “bizarre”…

Et l’image que je percevais des filles, représentées dans les médias, me repoussait.

 

Fragiles, ayant toujours besoin d’être secourues, mégères, bébêtes, peu valeureuses, souvent chiantes, objets d’attrait sexuel, causant des problèmes

 

Moi, ce que je voulais, c’était être reconnue à ma juste valeur, ressentir un lien fraternel…

Je voulais être un garçon, pour être reconnue comme “le bon pote” avec qui on se sent à l’aise, avec qui on va retourner le monde et envoyer balader la société!

Alors j’ai voulu gommer mes formes.

Ma grande tragédie fut l’apparition de mes seins!

C’était comme la trahison de mon corps!

Je ne voulais pas être vue comme un potentiel objet de désir.

Je voulais être vue comme “le bon pote comme nous”.

Ce fut le début de beaucoup de désillusions!

 

J’ai donc grandi en me coupant du divin et en me coupant de ma féminité.

En fait, en me coupant de ma vérité profonde.

 

Je cherchais à comprendre comment fonctionner dans ce monde, quelle pouvait être ma place.

 

 

Ma petite voix intérieur, qui m’avait affirmé avec un alignement sans faille que le Divin était en nous, était devenue bien faible.

 

Mais je l’écoutais autant que je pouvais.

Comme une sonnette d’alarme qui vibre ou serre dans mon ventre, quand quelque chose m’attire ou sonne faux.

 

 

Vide intérieur et besoin de retrouver du sens

Après ma dernière année de secondaire, j’ai passé une année de néant absolu.

Des journées à dormir et des nuits à “raver” ont révélé un grand vide intérieur!

Cette année-là, j’ai vécu l’envie la dépression, l’envie de mourir.

Du coup, c’est aussi cette année là que j’ai reconnecté avec la Vie et le besoin de retrouver du sens!

 

Ma petite voix intérieure m’a soufflé d’entrer à l’université, pour retrouver un sens de ma mission sur cette planète.

 

Pour étudier quelque chose qui m’aiderait à comprendre ce monde et ses humains.

J’ai choisi l’anthropologie, la science qui étudie l’Homme.

J’ai toujours eu de brillantes notes dans les matières moins théoriques qui permettaient l’intuition et concernaient directement le fonctionnement humain.

Mais des notes moins glorieuses quand il s’agissait d’être très structurée…

Je ne savais pas encore que ce que je pourrais apporter au monde, ce serait plus de créativité et d’interaction que de théories implacables et scientifiquement irréfutables…

Je ne resterais pas dans un bureau à produire des publications pour des cercles restreints d’intellectuels.

J’allais partir à la rencontre des humains, partout où je le pourrais, pour observer, expérimenter, chercher à comprendre, acquérir des connaissances et des savoir-faire par le “vivre ensemble”.

 

Retour vers la spiritualité et vers l’énergie féminine

Juste avant d’entrer à l’université, j’ai rencontré le bouddhisme.

Ça m’a sauvé la vie!

Et c’était un premier retour vers la spiritualité.

Désormais, la fin de mes études approchant, je partais en Amazonie.

 

 

Un nouveau rêve d’enfance se réalisait: je me sentais en Vie comme jamais, en pleine nature vibrante et foisonnante!

Et je ne le savais pas, mais j’étais déjà, depuis tout ce temps, en chemin vers la Déesse.

J’ai l’impression aujourd’hui que c’était écrit!

 

La spiritualité bouddhiste avait redonné une force à la petite voix intérieur faiblarde des années précédentes.

En Amazonie, j’allais m’ouvrir à tout un univers de conscience élargie.

J’étais partie rencontrer la boisson sacrée, l’ayahuasca, dans son milieu naturel: la jungle fourmillant de vie à chaque cm carré…

Et la plante m’a menée à reconnecter avec le féminin, que j’avais oublié et qui ne m’intéressait pas.

En me montrant des êtres, des divinités féminines que je n’avais jamais vues avant.

Et en me donnant envie de faire des recherches pour en savoir plus sur Elles.

Aussi, chose imprévue, la plante attirait autour d’elle des personnes avec qui interagir pour évoluer.

Certaines allaient mettre le doigt sur des espace nécessitant de l’attention, de la guérison.

Durant de mon séjour de 3 mois en Amazonie, une Argentine nous a rejoint, dans la famille qui me logeait.

Et il arriva un moment où nous ne furent plus qu’entre femmes.

 

Elle m’a confié son besoin d’être avec des femmes et m’a fait prendre conscience de la beauté de ces moments.

 

Les femmes shipiba (les shipibo sont une des ethnies qui habitent l’Amazonie péruvienne) m’ont enseigné leurs techniques de tissage de perles.

Ce fut une transmission vécue comme un cadeau, une expérience de “cercle de femmes” dans lequel des secrets intimes peuvent être partagés en toute confiance…

 

 

Le début d’une initiation à la voie du Féminin Sacré

En rentrant chez moi, l’Univers m’a menée pas à pas au retour dans mon Féminin Sacré.

J’ai découvert l’existence de traditions magiques, j’ai été “initiée” à la Déesse à travers une rencontre plus intime avec Isis.

 

Moi qui pleurais et demandait pardon à Gaïa, au nom des Hommes, quand j’étais enfant et encore adolescente!

Moi qui recopiais les fresques de hiéroglyphes égyptiens, représentant Isis, quand j’étais plus jeune.

Moi qui avais la soif de tout savoir sur Artémis, à une époque où internet n’existait pas encore.

 

Je me sentais ré-enchantée!

Comme un retour à la maison, une sensation de retrouver une part de moi, mais bien plus grande que ma petite personne.

Un lien chaleureux, protecteur, englobant, aimant.

A moi-même, mais aussi à la Nature et à la Vie elle-même!

Aux autres femmes, aussi, à mes sœurs, en cheminement elles-aussi.

A la connaissance et à la sagesse qui existe en nous, en chacune…

 

Moi qui était fâchée avec Dieu, je redécouvrais le divin, à travers sa polarité Féminine!

 

 

Un chemin de guérison

Bien plus tard, j’allais connecter à la reprise de pouvoir personnel, avec Sekhmet, comme je te le racontais ici.

Le Féminin Sacré dans sa puissance guerrière, qui rétablit l’ordre et la justice cosmique, qui ne laisse pas faire et qui détruit le mensonge et l’illusion.

Plus tard encore, j’ai appris à re-déposer les armes.

J’ai appris que nous, les femmes, n’étions pas en guerre contre les hommes.

Que la colère envers le patriarche, envers les hommes qui abusent, qui prennent pouvoir, qui cherchent à dominer, qui violent et tuent…

Ne devait pas nous ronger!

C’est ensemble que nous avons à guérir.

 

Car les hommes sont, comme les femmes, victimes d’un même système qui éloigne les êtres de parties essentielles d’eux-mêmes…

 

 

Le retour au Féminin Sacré, le voyage d’une vie!

Jusqu’à aujourd’hui, je suis encore sur le cheminement vers Dea (Dieu, au Féminin) et ses milliers de visages.

J’ai compris que les féminin construit dans notre société est loin du Féminin aligné et entier.

Et je suis heureuse d’être une femme, avec toutes ses dimensions et ses mystères.

Ce cheminement m’enseigne les facettes de mon pouvoir intérieur inné, de ce qui vit en moi, de ma complexité et du potentiel à puiser dans mes ressources intérieures, en fonction de la qualité d’énergie dont j’ai besoin, à un moment précis.

J’ai reçu une initiation à l’énergie du Féminin Sacré supplémentaire, dans sa dimension de Mère, puisque j’ai donné naissance à une petite Luna.

Après avoir perdu deux bébés, elle est mon petit miracle, bénie de Freya, que j’ai priée un jour d’Ostara.

Deux petites mésanges étaient venues batifoler au dessus de ma tête, pendant toute la durée du rituel, comme une réponse à mes chants!

C’est aussi cette ouverture au Sacré et à l’émerveillement que l’on ose aller rencontrer, quand on choisit cette voie.

On ose aller jouer avec la Vie et jouir de ses petits cadeaux!

 

La rencontre avec le Féminin Sacré m’a offert un alignement, un sens toujours plus profond à ma vie.

Ce cheminement ne s’arrête jamais, c’est une redécouverte permanente.

 

 

Que peut offrir ce retour au Féminin Sacré?

 

Un retour à Soi et une capacité à s’aligner.

Une capacité à choisir de ressentir et de vivre sa vérité profonde.

Celle qui résonne en nous, qui vibre, qui a besoin de s’exprimer.

Une capacité à affirmer et à trancher, si nécessaire.

Pour apprendre à prendre sa place.

Une capacité à regarder autour de soi et à voir le Sacré et la magie.

Aussi, un élan à jouir de la Vie et à lui exprimer de la gratitude.

Accueillir le Féminin Sacré, c’est vivre en acceptant qu’il y ait des cycles.

C’est écouter les rythmes.

De son corps, de ses menstruations, de ses émotions, de la lune, des saisons…

J’ai fais la paix avec mon corps de femme, j’apprends toujours.

 

La qualité de vie que je m’offre grâce à ce cheminement a une influence sur la qualité d’être que j’offre autour de moi, à mon compagnon de vie, à ma fille.

 

Je souhaite transmettre désormais ce que j’ai appris et continue d’apprendre.

Peu importe sous quelle forme…

 

Un cadeau pour Soi et le collectif

Accueillir et guérir le Féminin Sacré en soi, c’est ouvrir une voie de guérison pour les autres.

Car nous sommes tous et toutes connecté(e)s.

 

Chacune est une goutte de plus, pour plus d’équilibre et de paix dans ce monde.

 

Et toi, quel est ton cheminement?

 

Je serai heureuse de pouvoir lire ton témoignage, un bout de vie sur ton cheminement vers la dimension Féminine Sacrée en toi.

N’hésite pas à me contacter ou à partager ci-dessous!

J’aime toujours rencontrer des soeurcières: on est ensembles!

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